Catégorie : Le Fil culture

77 de Marin Fouqué – Au-delà de la nationale

Il y a d’abord ce banc, cet abribus posé au milieu d’une cicatrice : le bitume. L’unique route qui traverse les étendues de champs de ce village est une porte battante sur Paris et la ville. Le marron, le gris et encore le marron. Dans son premier roman, Marin Fouqué raconte à merveille ce vide et…
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Clémentine Autain a lu Lydie Salvayre, Marcher jusqu’au soir

Le temps est aux transfuges de classe, en tout cas à l’écriture des blessures et des enjeux qui recouvrent le passage difficile voire douloureux d’un monde à l’autre. Lydie Salvayre, romancière notamment remarquée avec son magnifique récit au cœur de la guerre d’Espagne,Pas pleurer, ayant ravi le Prix Goncourt, a passé une nuit au musée…
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Amianto, Une histoire ouvrière d’Alberto Prunetti

Le roman d’Alberto Prunetti, Amianto une histoire ouvrière a eu peu d’écho en France. Et pourtant. Il est vrai que la littérature sur les ouvriers ne passionne pas. Elle a mauvaise réputation entre misérabilisme et instrumentalisation politique. Ce livre publié en Italie en 2012 et 2014 conte l’histoire d’un homme, d’un ouvrier qualifié, le père…
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Clémentine Autain a lu Corinne Morel-Darleux

Nous connaissions Corinne Morel Darleux pour son engagement au sein du Parti de Gauche et son combat pour l’éco-socialisme. Sa hauteur intellectuelle n’a sans doute pas échappé à celles et ceux qui ont pris le temps de la suivre, de l’écouter, de la lire. La conseillère régionale d’Auvergne-Rhônes-Alpes publie cette semaine un bel essai, à…
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La bibliothèque sonore des femmes de Julie Gilbert

Avez-vous vraiment lu Olympe de Gouges? Et Paulette Nardal, vous la connaissez ? Et Catherine Colomb, ça vous dit quelque chose ? Virginia Woolf disait « Pourquoi aucune femme, quand un homme sur deux, semble-t-il, était capable de faire une chanson ou un sonnet, n’a écrit un mot de cette extraordinaire littérature, reste pour moi une énigme cruelle ».…
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Les brutes, la journaliste et le truand

« El Reino », de Rodrigo Sorogoyen, n’est pas seulement un thriller, ni une simple peinture, toute sévère et crue qu’elle soit, de la corruption du système politique espagnol. Comme  en 2011, avec « Que Dios Nos Perdone », le réalisateur confie à un exceptionnel Antonio de la Torre (Manuel) la tâche de donner au film son épaisseur et…
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