Mascarades 

C’est l’heure des rentrées ! La rentrée des classes, la rentrée littéraire et celle dont on se serait bien passée, la reprise du gouvernement. Ces dernières semaines, pour péniblement montrer qu’il y a encore un pilote dans l’avion, le gouvernement a rappelé l’importance du masque. À force d’annonces qui change plus ou moins la zone où s’applique ledit port ça donne au moins l’impression qu’il agit. Au passage, difficile pour les macronistes de ne pas insinuer tout de même que le monde est rempli d’êtres irresponsables. Finalement mieux vaut ne pas se plaindre : la pénurie passée, le gouvernement s’est enfin décidé à ne pas négliger cet outil indispensable pour limiter la propagation du virus. Mieux vaut tard que jamais ? 

Si aujourd’hui, un bruit sourd conteste la nécessité de le porter, c’est sans doute que quelqu’un a installé la défiance… Est-ce Sibeth Ndiaye qui estimait que « les masques ne sont pas nécessaires quand on n’est pas malade » (17 mars 2020)? Est-ce Jérôme Salomon, Directeur général de la santé, qui martelait : « Il ne sert à rien de porter des masques dans la rue » (18 mars 2020). Ou alors c’est la faute à Philippe et Buzyn qui, avant de disparaître, nous assuraient que « Le port du masque, en population générale dans la rue, ça ne sert à rien » (Édouard Philippe, 13 mars 2020, TF1) et que « Pour la population en générale, il n’y a aucune indication à porter le masque aujourd’hui. Le masque bleu ne protège de rien. » (Agnès Buzyn. Grand Jury du 26 janvier 2020) ?

Que faire face à la com’ du gouvernement ? Faites ce qu’ils disent mais pas ce qu’ils font sauf quand ils disent ce qui faut que nous fassions et même si c’est un peu tard ? Et l’on se demande encore sur les plateaux pourquoi la parole du gouvernement n’a plus valeur d’évangile… En Seine-Saint-Denis ce sont près de quatre mille jeunes écoliers du premier degré qui ne se sont pas présentés à la rentrée. Est-ce une séquelle d’une école au choix proposée par le gouvernement en juin ? Voilà à quoi pourraient mener les louvoiements inconscients d’un gouvernement qui veut sauver son image avant la santé de ses représentés. Alors on le répète, les seuls masques à lever sont ceux du gouvernement.

Paul Elek

2 réponses

  1. On est bien perdus dans ce magma d’informations contradictoires

  2. Philippe SCHEPENS dit :

    L’auteur de cet article serait bien inspiré de trouver une, seulement UNE étude sérieuse, qui dirait que le masque dans la rue sert à quelque chose. Je suis – je le signale à toutes fins utiles – un militant de gauche et je l’ai été toute ma vie. Pourtant, je pense que rendre obligatoire un masque dans la rue sous prétexte de protection de la population est une saloperie, et je pèse mes mots. Rendre obligatoire sous peine d’amende voire même de prison un masque JUSQUE DANS LA RUE alors que chacun sait qu’on ne peut attraper le virus dans un milieu ouvert, ne peut avoir qu’une signification : infantiliser les populations. Et ça c’est dégueulasse ! Il serait temps que la gauche se réveille sur cette question et sur les droits qui sont bafoués, au lieu de répéter jusqu’à la nausée une argumentation en forme de « plus de … »

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