Ryanair, l’art de voler

Le confinement terminé, la compagnie aérienne low cost Ryanair a repris son envol. Destination : l’indécence. Crise sanitaire oblige, l’entreprise menace de multiplier les licenciements si les salariés n’acceptent pas des baisses de salaire. Rien ne semble arrêter la soif de profit de cette compagnie qui s’illustre depuis une quinzaine dans des déboires judiciaires qui se succèdent avec à la clef toujours la même cause : la maltraitance salariale.  Emploi illicite, travail dissimulé, menace et discrimination des militant.e.s syndicaux, la liste est interminable. Le pompon est sans doute à donner en matière d’égalité salariale, la rémunération des employées est environ 71,8 % inférieur aux salaires des employés. 

Aujourd’hui, Ryanair pratique l’oukaze. Si ses personnels hôtesses, stewards, pilotes n’acceptent pas une baisse de 10 à 20% de leur salaire, la direction menace de supprimer 50 emplois en France. Ce chantage est au coeur d’un “accord collectif avec les syndicats”, ce fameux artifice dont se drape la violence de classe. Voilà ce que donne la casse du droit du travail instituée par les socialistes pendant le mandat Hollande et à leur suite Macron. Quand une entreprise met en balance emploi et rémunération, difficile de comprendre autre chose que “couche-toi et marche”. En attendant, la compagnie s’attend tout de même à faire 1 milliard de profits en 2020 (la comptabilité financière se terminant le 31 mars)(1). Chez Ryanair, c’est tout un art de voler. Il faudra vérifier quand ses actionnaires feront des chutes libres sans parachute (doré).  

Paul Elek 

(1) Forbes magazine

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