Coronavirus : Panique à bord ?

La grippe m’a semble t-il permis d’échapper au Coronavirus à l’Assemblée ! Le virus a en effet contaminé une partie des députés et un Ministre siégeant à la commission des affaires culturelles la semaine du 2 mars. Clouée au lit, j’ai dû y renoncer. Je dis la grippe car deux médecins l’ont diagnostiquée ainsi, et qu’après deux appels au 15, le dépistage m’a été refusé. J’ai choisi le confinement au cas où, pour les autres évidement, mais ça permet aussi de recharger les batteries. C’est pas inutile face à l’état du monde ! Hier, les marchés financiers ont décroché comme jamais depuis 2008 suite à l’effondrement de la demande chinoise en pétrole. L’économie réelle pourrait suivre. L’épidémie révèle un peu plus encore la fragilité du système capitaliste et des dangers qu’il fait peser sur les vies, les emplois, les possibles.

Nos voisins italiens viennent d’annoncer le confinement général du pays au moment où la société entière risque de se dérégler. Les hôpitaux italiens, lessivés par des années d’austérité, n’ont pas les moyens de faire face et doivent désormais faire des choix cornéliens pour estimer qui soigner en triant les patients les plus à mêmes de vivre ! Dans les prisons du pays des émeutes éclatent, menées par des détenus qui refusent d’être abandonnés à leur triste sort. L’une d’entre elle a fait six morts dans des conditions encore inexpliquées.

En attendant, les avions décollent à vide, symbole de l’absurdité du règne de la marchandise sur l’écosystème. A vide, ils déversent des milliers de tonnes de CO2 dans l’atmosphère pour conserver leurs créneaux aériens. Si une compagnie n’utilise pas au moins 80 % de son créneau sur une saison, elle le perd au profit d’une autre compagnie…

En France et ailleurs, les gouvernements néolibéraux ont d’abord tenté, avec leurs recettes austéritaires, de contrer le ralentissement économique. E. Macron défile sur les Champs Elysées, Edouard Philippe annonce jour après jour la restriction des rassemblements. Entendons nous, la panique ne ferait rien à l’affaire. En revanche l’austérité budgétaire dans les domaines de la santé et de la recherche doit clairement être mis en accusation.

Nous savons que des comportements responsables permettent de lutter efficacement contre la propagation du virus, la solidarité comme toujours est plus sure que la panique. Mais vous ne trouvez pas que ce virus sonne comme un énième rappel : il faut en finir avec ce monde qui marche sur la tête mettant en péril notre humanité !

Elsa Faucillon 

2 réponses

  1. GURY Liliane dit :

    Super bien dit !!! Mais les néolibéraux en tireront-ils une leçon car ils ont vite oublié la crise de 2008 !!! Quel gâchis !!!

  2. Monsel martine dit :

    Entièrement d’accord avec toi ,Elsa ! En attendant ,bon repos bien mérité !

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