Du 7 janvier au 1er février 2020 ne ratez pas Rosa Luxemburg Kabarett !

Ne ratez pas ROSA LUXEMBURG KABARETT par le COLLECTIF ONDES SENSIBLES du 7 janvier au 1er février, du mardi au samedi à 19h aux  Déchargeurs, 3 rue des Déchargeurs 75001 PARIS Métro Châtelet. Notre amie Sophie de la Rochefoucauld interprète Rosa Luxemburg dans une pièce de Viviane Théophilidès. Retrouvez toutes les infos ici : 

 

« ROSA LUXEMBURG KABARETT » (« J’étais, je suis, je serai »)

Texte et mise en scène Viviane Théophilidès Les interprètes :

Sophie de La Rochefoucauld, celle qui joue avec Rosa Anna Kupfer, celle qui chante Rosa
Viviane Théophilidès, la meneuse de revue
Géraldine Agostini, pianiste

Bernard Vergne, acteur et assistant
La voix enregistrée du poète est celle de Michel Touraille

Arrangements musicaux Géraldine Agostini Création lumières Philippe Catalano Costumes et accessoires Joan Bich
Son Guillaume Siron pour Baloo productions Affiche Ernest-Pignon-Ernest

Contact presse : Catherine Guizard – La Stardie et Cies lastrada.cguizard@gmail.com Contact professionnel : Swann Touraille 06.25.01.52.57 touraille.swann@gmail.com Production : Collectif Ondes Sensibles
Producteur délégué : DG Conseil

Avec le soutien financier de l’Adami, de la SACD et d’Avignon Festival et Compagnies
Le spectacle a été répété au Théâtre de la Girandole à Montreuil puis au Théâtre de l’Atalante à Paris, avec le soutien de

la Maison des Métallos où a eu lieu la première lecture publique.

« L’histoire enseigne aux Hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir. »

Jean Jaurès

LA FABLE :

Il s’agit d’un portrait intuitif de la révolutionnaire mythique sauvagement assassinée, un jour de Janvier 1919, par les Corps Francs, qui deviendront plus tard les Nazis dans l’Allemagne hitlérienne. En massacrant Rosa Luxemburg, ils supprimaient l’une des têtes pensantes du mouvement spartakiste naissant.

Le titre de la pièce indique déjà clairement l’intention dramaturgique souhaitée : le cabaret, la musique, les chansons, tandis que le sous-titre « J’étais, je suis, je serai » apporte la touche finale dans le sens de la « conjugaison confiante du verbe être » dont parlait Jack Ralite.

Pour raconter Rosa à ma façon, j’ai donc écrit des scène dialoguées, des chansons, des sketchs, entrecoupés de variations contemporaines au fil d’anachronismes assumés, guidée par cette pensée du philosophe Jean-Luc Nancy quand il dit : « Ouvrons des chantiers de réflexions sur les lieux même de notre désarroi ».

LA MISE EN SCÈNE :

La forme du cabaret à l’Allemande (« Kabarett ») a assez vite imposé ses codes. Il n’y a pas à proprement parler de personnages, à part Rosa Luxemburg, mais plutôt cinq acteurs – dont une chanteuse et une musicienne – qui ont à interpréter une partition.
Le plateau est nu ou presque. Peu d’accessoires. L’intention est de préserver l’idée d’un objet théâtral résolument ouvert, ponctué de signes simples et d’images fugitives, voire flottantes, comme improvisées.

L’élément le plus précieux est l’engagement d’acteurs-partenaires qui ont choisi de mettre au service de leur art l’idée qu’ils se font d’une certaine forme de citoyenneté et d’un travail de mémoire collective à explorer ensemble.
Quant à la sobriété des moyens mis en oeuvre, un esprit malicieux pourrait dire que nous avons fait de nécessité vertu. Il n’aurait pas tout à fait tort, mais j’assume fièrement cette nécessité. L’intime conviction suppléera aux signes extérieurs de richesse.

Viviane THEOPHILIDES

PROJET SCENOGRAPHIQUE :

La note d’intention concernant la mise en scène implique d’emblée le choix scénographique (d’autant plus que nos moyens limités nous imposaient de travailler sans scénographe) : plateau nu et quelques élements et accessoires qui ne font que souligner la volonté d’un chantier de réfléxion. Ainsi, notre Rosa Luxemburg Kabarett s’en va rêvant entre un clavier, pièce maîtresse du propos musical, et quelques éléments scéniques mobiles. Ces éléments aident les acteurs (et les spectateurs) à souligner et comprendre les enjeux et les situations qui font naître une « poétique » particulière. Celle-ci permet à celui qui regarde de finir le travail par sa seule imagination.

Un spectateur actif, en quelque sorte, qui lui aussi rêve sur Rosa sans que rien ne lui soit imposé. Une incitation au voyage théâtral, que nous revendiquons pleinement.

Les biographies :

Viviane Théophilidès
Metteur en scène, comédienne, auteur.

En 1968, elle crée une jeune compagnie indépendante, qui sera un peu plus tard subventionnée par le ministère de la Culture jusqu’en 1999.
Elle a mis en scène des auteurs aussi bien classiques que contemporains, parmi lesquels Armand Gatti, Roger Vitrac, Paul Claudel, Michel Vinaver, Molière, Jelena Kohout, Edvard Radzinsky, Alfred de Musset, Esther Vilar, Jean-Pierre Léonardini, Federico Garcia Lorca, Anne Sylvestre, Jean Ristat, Philippe Minyana. En 1992, en résidence d’auteur à la Chartreuse de Villeneuve-lès- Avignon, elle avait écrit « Joe Bousquet rue de Verdun » (création au Printemps des Comédiens et reprise à Villeneuve- lès-Avignon).

Elle a également adapté, pour les porter à la scène, des textes d’Hélène Cixous, Gertrude Stein, Joseph Delteil, Louis Aragon, dont :« Ida » (Gertrude Stein, Théâtre de l’Athénée). « Une fille à brûler » (d’après la « Jeanne d’Arc » de Joseph Delteil, création au Festival d’Avignon puis à Chaillot). « François d’Assise » du même Delteil (création au Printemps des comédiens de Montpellier, reprise au Centre Pompidou). « La perruque du vieux Lénine », (Jean Ristat, création au théâtre de Colmar, puis à la Maison de la poésie et à la Maison de la Culture de Reims). « Le Jour où Grenade fut prise » d’après « le Fou d’Elsa », création au Théâtre des Carmes d’Avignon avec des artistes gitans pour lesquels elle écrira « Notre théâtre flamenco » (créé au Théâtre des Athévains)

Nommée chevalier des Arts et Lettres en 1984, puis officier en 1989.
Par ailleurs, elle fut durant sept ans professeur au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris.

De 2013 à 2015, elle a dirigé, avec Sophie de la Rochefoucauld, de nombreux ateliers avec des classes de seconde à Argenteuil, Montreuil et Aubervilliers en vue de spectacles célébrant la mémoire des fusillés du Mont-Valérien.

Ces derniers temps, elle a mis en scène et interprété « L’homme Atlantique » de Marguerite Duras (à l’Artistic-Athévains (2014) et joué dans « Frangins » de Jean-Paul Wenzel, dans une mise en scène de Lou Wenzel, au Lucernaire (2015).

Sophie de La Rochefoucauld Comédienne

Formée au conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris entre 1984 et 1987. On a pu la voir dans une soixantaine de films à la télévision mais aussi au cinéma. Elle a reçu un prix d’interprétation au festival de Luchon pour son rôle dans «Retrouver Sara» en 2006. Elle a joué au théâtre notamment sous la direction de Viviane Théophilidès dans «François d’Assise» et «La perruque du vieux Lenine», Didier Long dans «La jeune fille et la mort», Panchika Velez dans «le journal à quatre mains» et «La douceur du velours» et Marion Bierry dans «Après la pluie».

Géraldine Agostini
Pianiste, compositrice, comédienne

Géraldine reçoit d’abord un solide enseignement classique en Conservatoire avant de se tourner vers d’autres univers musicaux, notamment en étudiant le jazz à l’lMFP de Salon-de-Provence. Découvrant par la suite le théâtre, elle se forme à l’Ecole Lassaâd à Bruxelles. Parmi ses collaborations les plus riches et marquantes : chanson française en duo piano- voix avec la comédienne Nadine Jadin-Pouilly (« Chansons (f)utiles ») ; fusion musiques traditionnelle mandingue/jazz/classique avec le griot Guinéen virtuose de la kora Karamoko Bangoura (duo « Awa ») composition musicale à l’image pour les courts-métrages du réalisateur Romain Giusiano (Collectif Alley Oop) ; musique pour le théâtre et jeu d’acteur avec les metteurs en scène Bruno Deleu (Cie le Souffle) et Marie Normand (Cie Rêve Général).

Anna Kupfer Comédienne, chanteuse

Née à Berlin, Anna KUPFER fait ses études à l’école Dimitri (Suisse) et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique où Viviane Théophilidès fut son professeur et l’invita par la suite à plusieurs reprises à rejoindre ses créations. Anna Kupfer a joué également sous la direction de Jean Mercure, Thierry Salmon, Michèle Foucher, Pierre Ascaride, Marcel Maréchal, Michel Véricel, Christian Schiaretti…. Depuis une dizaine d’années, passionnée par la voix et la musicalité des langues, elle se produit aussi en tant que chanteuse en France et à l’étranger.

Bernard Vergne Comédien

Formé au Théâtre école de Lyon, il rejoint Georges Lavaudant au TNP de Villeurbanne puis à Paris au Théâtre de l’Odéon, « Platonov, Hamlet, Chapeau de paille d’Italie, l’Orestie, le Roi Lear, La mort de Danton, La Cerisaie, Cyrano de Bergerac». Il a également travaillé avec Catherine Marnas, Marie Dominique Verrier, Jean Philippe Salerio, Sonia Ristic, Marc Betton, Jean Paul Quiennec, Fabrice Dauby, Tom Gomme, Simon Pons Rotbardt, Patrizia Buzzi Baronne, André Engel et Viviane Theophilides. Engagé comme assistant auprès de Catherine Marnas et Marc Betton, Bernard Vergne fait sa première mise en scène en 2004, en montant le GNA texte de Pierre Henry Loys. En 2012 il est Co fondateur, avec Franck Naine de la troupe du Sang Neuf, composée exclusivement d’adolescents.

Le point de vue de la presse : 

Le figaro.fr, Rosa Luxemburg : portrait musical par Armelle Héliot le 17 juillet 2018

C’est un très fin et sensible travail que nous propose Viviane Théophilidès, metteur en scène, comédienne, qui fut au conservatoire un professeur remarquable. Elle excelle à composer des évocations délicates et profondes. Ici, on est dans le récit, la réflexion, le jeu. Saluons les talents chatoyants de Géraldine Agostini, la musique, Sophie de la Rochefoucauld, Rosa, Anna Kupfer, chanteuse magnifique, au timbre prenant, à l’émission si naturelle, claire, belle, et leur metteuse en scène (…)

Frictions, Une leçon de vie par Jean-Pierre Han le 18 juillet 2018

Il ne fait guère de doute que Viviane Theophilidès et ses camarades de plateau (l’expression prend ici tout son sens) n’a pas dû réfléchir longtemps avant de placer son portrait de Rosa Luxemburg, et en opérant une petite contraction de temps, sous le signe du cabaret berlinois. Belle idée en effet, allant presque de soi en tout cas d’une réelle justesse, et qui permet à la metteure en scène d’évoquer notamment la figure de Brecht (on songe aussi à Karl Valentin) (…)

Un spectacle de cabaret donc mais qui s’avère d’une grande justesse dans sa réalisation. Passé et présent se mêlent dans un subtil travail d’allers et retours entre les deux époques. Sophie de La Rochefoucauld revêt avec une belle autorité non dénuée de grâce les habits de Rosa Luxemburg et assume ses pensées, Anna Kupfer la chante sur les notes exécutées par Géraldine Agostini, alors que Bernard Vergne qui a tenu le rôle du monsieur Loyal du début du spectacle assiste Viviane Théophilidès en personne présente sur le plateau en maîtresse de cérémonie discrète. À eux cinq, malgré l’évocation des sombres heures d’une révolution avortée, ils nous donnent un formidable et très nécessaire coup de fouet pour notre aujourd’hui, avant qu’il ne soit trop tard.)

L’Humanité, Quand Rosa Luxemburg parlait aux mésanges par Gérald Rossi le 13 juillet 2018

L’écriture en est politique et poétique. Vigoureuse et tendre, d’une affection affirmée pour dire une pensée toujours vivante (…) Tout repose sur les mots, un jeu sobre, dépouillé à l’extrême. « L’élément le plus précieux est l’engagement d’acteurs-partenaires qui ont choisi de mettre au service de leur art l’idée qu’ils se font d’une certaine forme de citoyenneté » dit l’auteur et metteur en scène

Une mémoire à partager par la magie du théâtre

Le canard enchaîné, Jean-Luc Porquet le 25 juillet 2018

Sophie de La Rochefoucauld incarne magnifiquement l’égérie du mouvement spartakiste sauvagement assassinée en 1919, dans ce cabaret à l’allemande, imaginé par Viviane Théophilidès, empli de ferveur, de très beaux moments (un dialogue sifflé avec une mésange) (…)

Le bruit du off, Je reviendrai, je serai des millions par André Baudin le 20 juillet 2018

Viviane Théophilidès a choisi la forme d’un « Kabarett » à l’allemande intemporel pour évoquer la femme, l’intellectuelle, la dirigeante politique « qui parlait aux mésanges ».
Une icône de la Révolution, sauvagement assassinée un jour de janvier 1919 durant la République de Weimar (alors qu’elle venait de créer le premier parti communiste Ligue Spartakus) par les Corps Francs du ministre social-démocrate Gustav Noske, qui seront quelques années plus tard récompensés par le régime nazi.

Dans un décor dépouillé, presque nu, cinq comédiens chanteurs et musiciens : la sublime Sophie de La Rochefoucauld, celle qui joue avec Rosa, Anne Kupfer, celle qui chante (remarquablement), Géraldine Agostini, la pianiste, Viviane Théophilidès, la meneuse de revue et Bernard Vergne l’acteur assistant, interprètent leur partition entrecoupée de variations contemporaines.

De cette forme vivante du spectacle se dégage le message fort de Rosa Luxembourg, celui de la lutte des classes « qui est toujours un peu là » !
L’assassinat de la dirigeante communiste par ses anciens camarades qui avaient déjà trahi leur idéal en votant les pleins pouvoirs à l’armée au nom de l’union sacrée, a mis fin à sa vie mais pas à son héritage politique.

Le sous-titre de la pièce « j’étais, je suis, je serai », fait d’ailleurs écho à la dernière réplique du texte : « Je reviendrai et je serai des millions ».
Oui, Rosa Luxemburg est toujours vivante.
Courez vite la voir !

Le conseil d’Armelle Héliot dans l’émission du 15 juillet 2018

« Chez Benedetto, où naquit le off, Viviane Théophilidès monte un très joli spectacle Rosa Luxemburg Kabarett avec des chanteurs, des acteurs et des musiciennes tous très doués. »

DMPVD Théâtre-Spectacles-Culture ,par la rédaction le 14 juillet 2018

Nous sommes au Kabarett. Chansons !

Quatre comédiens racontent Rosa Luxemburg, grande révolutionnaire allemande assassinée en janvier 1919 par les Corps francs, prémices du nazisme.
Entre discours, anecdotes, saynètes, se pose la voix d’Anna Kupfer, bouleversante de beauté, accompagnée au piano par Géraldine Agostini, pour chanter les mélodies yiddish, tziganes ou allemandes.

Petite bonne femme pleine d’énergie, Rosa dénonce les trahisons de la social-démocratie qui votait les crédits de guerre en 1914. Avec Karl Liebknecht, elle se détachera de ses anciens camarades pour fonder le mouvement spartakiste, résolument marxiste et révolutionnaire.

Rosa, interprétée par Sophie de la Rochefoucauld, balance entre deux époques, la sienne et la nôtre. De ces va-et-vient naît un spectacle brûlant d’actualité.

Théâtre du blog,  Philippe Du Vignal le 17 juillet 2018

C’était il y a donc presque un siècle et elle demeure assez mal connue en France, cette Rosa Luxemburg, révolutionnaire allemande exemplaire Née polonaise elle avait fait des études en Suisse, devint allemande, et militante socialiste et membre de l’Internationale ouvrière socialiste. (…)
Elle s’était vite estimée trahie par les sociaux-démocrates qui votèrent sans état d’âme les crédits de guerre en 1914, ce qu’elle dénonça vigoureusement. Avec Karl Liebknecht, elle fonda le mouvement spartakiste, marxiste et révolutionnaire. Mais deux semaines après, en janvier 1919, elle fut assassinée par les Corps francs qui ressemblaient déjà aux futurs nazis. Voilà résumée à grands traits, ce que fut la vie de cette jeune femme d’une rare intelligence qui consacra sa vie à la révolution. La ligue Spartakiste voulait une radicalisation de la révolution et l’accès au pouvoir des conseils d’ouvriers et de soldats créés en 1918 dans toute l’Allemagne. Et que la révolution s’étende à toute l’Europe, avec le soutien des soviets…

Et Viviane Théophilidès, pour essayer de raconter les moments forts de cette très riche aventure humaine et politique qui nous concerne encore, a réuni les discours de Rosa Luxemburg, ici bien interprétée par Sophie de la Rochefoucauld, des petites scènes avec elle et Bernard Vergne, mais aussi des mélodies yiddish, tziganes ou allemandes magnifiquement chantées par Anna Kupfer, accompagnée au piano- synthé par Géraldine Agostini. Sur le plateau nu, un portant avec des costumes, quelques chaises. C’est tout et c’est bien suffisant. Il y a dans ces textes forts, déjà la lutte contre les nationalismes qui menacent aujourd’hui une partie de l’Europe, mais aussi contre toutes les formes de capitalisme et d’exploitation de l’homme par l’homme. Décidément, l’histoire bégaie en ces temps de président des riches… (…)

La Terasse,  Isabelle Stibbe le 22 juin 2018

Viviane Theophilidès a choisi la forme du cabaret à l’allemande pour brosser le « portrait intuitif » de la révolutionnaire Rosa Luxemburg, interprétée par Sophie de La Rochefoucauld.

On pourrait écrire des volumes entiers sur les trahisons en politique. Une des trahisons historiques, et ressentie comme telle par Rosa Luxembourg, fut le vote des crédits pour la guerre par son parti, le SPD (Parti socialiste allemand), en 1914. C’est aussi l’une des scènes fortes du nouveau texte de Viviane Theophilidès qui a choisi une forme doublement originale pour parler de Rosa Luxemburg. Le cabaret à l’allemande, qui donne son nom au spectacle, s’est imposé assez vite car « il n’y a pas à proprement parler de personnages, à part Rosa Luxemburg, mais plutôt cinq acteurs – dont une chanteuse et une musicienne – qui ont à interpréter une partition. » En découle l’autre principe formel du spectacle : l’intrusion du contemporain. On voit donc les acteurs Bernard Vergne, Géraldine Agostini, Anna Kupfer, Sophie de La Rochefoucauld et Viviane Theophilidès elle-même, jouer tantôt leur propre rôle, tantôt Rosa Luxembourg et son entourage. Cet aller-retour entre les deux époques (…) donne au spectacle une grande vivacité tout en permettant à la metteuse en scène des réflexions personnelles, qu’il s’agisse d’évoquer le souvenir de son grand-père ou d’autres grandes trahisons du XXe siècle (Pétain, Staline) (…)

France Amérique Latine Solidarité, Fabien Cohen le 27 juillet 2018

Retrouver Rosa Luxembourg, quel bonheur, quelle actualité ! Si le plateau est nu, comédien-ne-s, chanteuses, musicienne le remplissent avec une fougue empreinte de l’esprit révolutionnaire de cette grande dame lâchement assassinée un jour de janvier 1919.

En nous refaisant vivre ses discours, nous ne pouvons qu’apprécier la clairvoyance de celle qui dénonçait avec force une social-démocratie qui annonçait déjà un futur désastreux pour l’Allemagne, pour l’Europe, pour le monde.

Loin du récit historique, c’est au milieu d’un cabaret à l’allemande, que Sophie de La Rochefoucauld joue avec Rosa, la fait revivre dans sa simplicité, et nous voilà en train de souhaiter qu’elle puisse nous éclairer de sa pensée, si vivante encore aujourd’hui.
Alors merci de nous donner envie de nous replonger dans les écrits de Rosa, mais aussi dans ce monde musical qui n’engendre en rien la mélancolie.

La presse nouvelle, Simone Endewelt dans le numéro de septembre 2018

(…) Pas de personnages hormis Sophie de la Rochefoucauld qui incarne Rosa. Des comédiens de talent dont deux chanteurs, du théâtre citoyen, du théâtre tout en subtilité, et une metteuse en scène, Viviane Théophilidès, qui n’en est pas à son premier coup de maître. (…)
Un spectacle intelligent et sensible, qui fait du bien, « un travail de mémoire à explorer ensemble » qui nous donne le sens de l’histoire et le goût de l’espérance mal- gré de sombres conjonctures. Est citée cette phrase de Jaurès : « L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir.

La théâtrothèque.fr, Henri Lepine le 18 juillet 2018

Un jour je reviendrai et nous serons des millions !

C’est la dernière phrase prononcée par le gladiateur Spartacus avant sa mort crucifiée. Et c’est aussi la dernière dite par Rosa Luxemburg dans le magnifique spectacle écrit et mise en scène par Viviane Théophilidès. (…)

Spectacle brechtien s’il en fut… Chacun des cinq participants interprète plusieurs personnages. Dans celui de Rosa, très bien évoquée par Ernest Pignon-Ernest sur son affiche, Sophie de la Rochefoucauld est excellente et pleine d’énergie. Elle sait donner à son héroïne sa dimension révolutionnaire actuelle en même temps que celle, plus quotidienne, de la femme cultivée et sensible. Nous sommes au cabaret… Aussi, on approuve Anna Kupfer – qui chante Rosa – dans ses accents qui évoquent parfois Germaine Montero, quelle que soit la langue dans laquelle elle s’exprime… Géraldine Agostini, la pianiste, auteur des arrangements musicaux, accompagne avantageusement la chanteuse. Bernard Vergne, le seul homme de la troupe, tient bien son rôle de meneur de jeu, secondant Viviane Théophilidès, auteur, metteuse en scène et actrice de cette revue qu’elle mène avec brio.

The Komisar Scoop, Rosa Luxemburg Kabarett tells stirring story of revolutionary leftist killed by the Germans Par Lucy Komisar le 01 septembre 2018

The play, written and directed by Viviane Théophilidès, is an accurate and often stirring depiction of the history and ideas of the left of the times. The theatrical Rosa is played by Sophie de La Rochefoucauld, and her songs are presented by Anna Kupfer.

We see her impassioned anti-war public speeches against that would land her in prison. Then when the war was over, she would be targeted and murdered in 1919 along with a comrade, Karl Liebnicht. She left the promise, “I will return and I will be millions.” In fact, her courage and her ideas were so important, that 100 years later she is still an icon of the radical left.

This excellent play, in French, is worthy of translation to reach a wider audience interested in the development of the world’s anti-war movements.

La Provence, Angèle Luccioni le 12 juillet 2018

Cette création captivante et émouvante, écrite et mise en scène par Viviane Théophilidès, brosse le portrait d’une théoricienne et militante historique du socialisme révolutionnaire international, Rosa Luxemburg, et relate son courageux et tragique destin. (…) Révolutionnaire marxiste, mais critique, antimilitariste, pacifiste et adepte d’une action politique démocratique, elle s’est opposée au nationalisme, pour elle facteur de division, ainsi qu’au réformisme, qui lui paraissait ne tendre qu’à une transformation superficielle de la société. (…)

Sophie de La Rochefoucauld incarne magnifiquement cette femme d’exception. Elle restitue avec talent sa fougue, sa détermination, sa générosité et son charisme rendu sensible par la présence à ses côtés de quatre comédiens. Par fidélité aux idées de Rosa, la reconstitution historique comporte des rapprochements avec la situation actuelle. L’idée géniale de cette mise en scène, c’est la forme du cabaret à l’allemande. Les arrangements musicaux et l’accompagnement au piano de Géraldine Agostini comme la voix puissante, profonde, vibrante et déchirante de la chanteuse Anna Kupfer donnent au spectacle une dimension artistique et accentuent les aspects dramatiques puis tragiques de l’engagement de Rosa

Une réponse

  1. Baumgarten dit :

    ça a l’air très bien. Dommage quand même la référence à Jean Luc Nancy, l’adorateur du philosophe nazi Martin Heidegger…

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