2022, un mauvais remake de 2017 ?

L’article ci-dessous de Roger Martelli est paru dans Regards : http://www.regards.fr/politique/article/2022-un-mauvais-remake-de-2017

 

La crise politique s’incruste. À peine un peu plus d’un tiers des interrogés (Elabe [1]) juge le bilan présidentiel positif pour la France. Il est rejeté massivement par la gauche (7 sur 10) et plus encore par l’extrême droite (9 sur 10). Il n’est soutenu que par les deux tiers du centre (LREM et Modem) et par 40% de la droite. À mi-mandat, moins de 60% des interrogés estiment que l’actuel Président pourra être réélu.

Emmanuel Macron avait bénéficié d’un relatif regain à la fin de l’été. Ses revirements sur l’immigration et sur la laïcité l’ont remis à la baisse. Il a voulu, au nom du « réalisme », faire un clin d’œil du côté d’une droite radicalisée. Il a déçu une part de ses soutiens et conforté ses adversaires, avant tout ceux situés le plus à sa droite. Pan sur le bec, comme dirait Le Canard enchaîné. Le problème est que ses malheurs ne font pas nécessairement le bonheur du côté gauche…

La fracture sociale s’approfondit en même temps que la crise politique. Aucune catégorie socio-démographique ne se reconnaît majoritairement dans le bilan de l’exécutif. Mais le rejet est plus massif dans les catégories les plus populaires, les revenus les plus modestes et les petites et moyennes communes. C’est dans ces catégories dites « subalternes » que le recul d’image du Président lui-même est le plus sensible, le mépris affiché et la violence exercée à l’encontre des demandes des gilets jaunes ayant largement contribué à cet affaissement. Alors qu’une majorité d’opinions affirme souvent dans les sondages l’exigence d’une plus grande autorité, « l’autoritarisme » accolé à l’image du Président le dessert au lieu de le conforter. Comme si, spontanément, « l’autorité » et « l’arrogance » ne faisaient pas bon ménage…

Une extrême droite à la fête

Les sondages incluent des intentions de vote présidentiel (déjà !). On rappellera qu’un sondage, surtout si loin de l’échéance, est d’autant moins une prédiction de vote qu’il ne maîtrise pas les dynamiques de l’abstention. Il n’est donc qu’une photographie, un peu floue, à un moment donné. Les deux récents confirment en les accentuant les indications fournies par les élections européennes [2].

1. Macron et Le Pen progresseraient tous deux sur 2017 et feraient jeu égal au premier tour (entre 27 et 29%). La ventilation des catégories d’électeurs accentue en apparence le clivage de la France « d’en haut » et de la France « d’en bas ». De fait, le bloc des ouvriers et des employés penche majoritairement en faveur de l’extrême droite, tandis que les couches supérieures et les professions intermédiaires se tournent aujourd’hui vers l’extrême centre macronien. Le « peuple » est très à droite et les couches moyennes très au centre : le clivage contemporain perturbe les dynamiques d’idées anciennes. Il éloigne le rapprochement nécessaire des catégories populaires et des couches moyennes ; il sert la droite et dessert la gauche.

2. La plus forte progression depuis la dernière élection présidentielle est celle de Marine Le Pen (elle passerait de 21,3% à 27-29%). Au-delà, on constate que l’extrême droite dans son ensemble aurait gagné dix points en deux ans et demi : elle bondit dans les deux sondages de 27 à 35-37%. Le glissement de la colère au ressentiment d’un côté, l’absence de projet émancipateur alternatif d’un autre côté laissent le champ libre à une droite radicalisée. Ni la nécessaire manifestation sociale (quand bien même elle est très populaire), ni la « convergence » ne suffisent pour contrecarrer politiquement un glissement qui va loin vers la droite. Pour l’instant, c’est l’extrême droite et elle seule qui bénéficie du discrédit de l’exécutif. La macronie prétend pouvoir éviter le pire ; elle ne fait que l’attiser.

3. Cela se voit dans façon spectaculaire dans l’hypothèse d’un second tour Macron-Le Pen. Selon l’Ifop, Macron ne l’emporterait qu’avec 55% des exprimés, alors qu’il en avait recueillis 66% en 2017. Voilà Marine Le Pen au niveau qui fut celui de François Mitterrand face au général De Gaulle en décembre 1965 ! Pour ceux qui considèrent que la France est par essence vaccinée contre une victoire électorale de l’extrême droite, ce sondage devrait être une incitation à la réflexion et au sursaut. La bonne conscience tranquille n’est plus de saison.

Il est à noter que ce sondage Ifop suggère que 63% des électeurs LFI de 2019 seraient prêts à voter Le Pen au second tour de 2022 et 47% des électeurs Mélenchon d’avril 2017. Ces chiffres contrastent avec les 35% d’électeurs Fillon et les 39% d’électeurs LR de juin 2019 qui se diraient prêts à en faire autant. Si un tel niveau était confirmé par d’autres études [3], ce serait un incontestable sujet de préoccupation. Il ferait en tout cas la démonstration que, quelles que soient ses motivations de départ, seraient-elles « de gauche » comme le dit Chantal Mouffe, l’invocation « populiste » ne conduit à terme que d’un côté : le mauvais.

4. La grande victime des deux années est la droite classique, laminée dans tous les cas de figure (au-dessous des 10% pour Elabe, au mieux à 10% pour l’Ifop). Macron et l’extrême droite se partagent ses dépouilles. La gauche, quant à elle, reste péniblement à son niveau de 2017 : elle se situait alors à 27,7% et elle oscille aujourd’hui entre 24 et 29%, un peu moins pour l’Ifop que pour Elabe. Rassemblée, elle peut certes mathématiquement contrecarrer le tête-à-tête Macron-Le Pen. Mais aucune des candidatures de gauche retenues n’est en état d’y parvenir à elle seule. Et chacun sait que politique ne rime pas toujours avec mathématique…

Plus d’hégémonie Mélenchon

Dans cette gauche dispersée, Jean-Luc Mélenchon est le seul qui dépasse le seuil des 10%. Avec ses 11 à 13%, il se trouve à peu près à son niveau de 2012. Il est nettement en tête de tous les autres candidats de gauche : il surclasse son ancien allié communiste (Fabien Roussel est mesuré à 1,5%, comme Philippe Poutou) et le concurrent socialiste (2,5 à 3% pour Olivier Faure ; entre 4,5 et 5,5% pour Bernard Cazeneuve). Il devance nettement Yannick Jadot, un peu moins dans le sondage Ifop (où Jadot est entre 7,5 et 9%) que du côté d’Elabe (Jadot à 6,5-7%).

Le niveau atteint par Mélenchon se retrouve dans à peu près toutes les catégories socio-démographiques. Les seuls écarts sensibles par rapport à la moyenne s’observent positivement chez les électeurs les plus jeunes (22 à 29%) et négativement chez les plus âgés (7 à 8%). Il se rapproche de sa moyenne de 2017 dans la catégorie des revenus les plus modestes (17 à 19%), chez les salariés du public (17-19% pour Elabe) et dans les professions intermédiaires (14-19%).

Toutefois, Mélenchon est aujourd’hui bien loin de son score d’avril 2017. Le marasme à gauche aurait dû conforter sa position. Mais il recueillerait en 2019 moins de la moitié du total des voix de gauche (entre 42 et 47%), alors qu’il en obtenait 70% en avril 2017. Cela s’explique par le fait qu’il est, dans le trio de tête, celui qui récupère le plus faible pourcentage de ses électeurs précédents. Macron conserve entre 75 et 80% de ses électeurs d’avril 2017 et Marine Le Pen en conserve plus de 85% ! Mélenchon, lui, doit se contenter de 52 à 60% de ses gains de 2017.

Au total, la candidature de Mélenchon est retenue par 32 à 35% de ceux qui se classent à gauche. C’est nettement plus que tous ses concurrents (le mieux placé après lui, Jadot, en obtient au mieux 24%), mais c’est nettement moins qu’en avril 2017 (44%). Il tient toujours la corde, mais n’est plus en position d’hégémonie à gauche.

Cela aurait pu n’avoir pas d’effet, si les pertes à gauche avaient été compensées par un gain du côté du « peuple » de droite ou des abstentionnistes. Or les nouveaux sondages ne font que confirmer les précédents, pour l’essentiel validées par le résultat des européennes. Mélenchon ne mord ni sur la droite ni sur l’extrême droite : dans tous les cas de figure, Le Pen récupère davantage d’électeurs Mélenchon 2017 que Mélenchon ne récupère d’électeurs Le Pen. Par ailleurs, à la différence de ses concurrents, Mélenchon ne « mord » que faiblement sur la réserve des abstentionnistes de 2017 et de ceux qui se déclarent « sans appartenance partisane ». Le Pen et Macron récupèrent entre un quart et un tiers de ces catégories ; Mélenchon doit se contenter d’un volant de 7 à 14%. Par rapport à 2019, le sondage suggère qu’il a donc perdu sur sa gauche, sans rien gagner de significatif par ailleurs.

Se sortir du piège

La gauche retient volontiers la formule célèbre attribuée à Romain Rolland par Antonio Gramsci : « Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ». Elle peut être plus que jamais notre adage. On ne peut pas en effet sous-estimer le danger actuel : dans une société clivée par les inégalités, s’est installé le piège politique d’un face-à-face entre le « haut » et le « bas », les « ouverts » et les « fermés » ou les « gagnants » et les « perdants ». Dans la lignée de ses prédécesseurs, l’actuel Président a voulu nous enfermer dans ce choix binaire. Il n’a fait que démontrer un peu plus qu’un tel choix sert à terme les intérêts de l’extrême droite. C’est donc de ce piège qu’il faut se sortir. Il est en train de se refermer, comme il faillit se refermer dans les années 1930. Mais les mâchoires ne se touchent pas encore. Encore faut-il les desserrer.

En institutionnalisant le clivage, la dynamique actuelle produit en pratique le risque d’une division à l’intérieur même du « peuple » que l’on prétend rassembler. Il ne laisse la place qu’à trois hypothèses : le rassemblement du peuple national contre toutes les menaces venues de « l’étranger » ; le rassemblement du peuple « raisonnable » autour des « compétences » de la gouvernance ; l’enfermement d’une partie du peuple déshérité dans une radicalité du verbe qui exclut tout autant qu’elle rassemble. Le peuple des seuls nationaux, le peuple de l’effort et des nécessaires sacrifices, le peuple des damnés de la terre… À ce jour, le mouvement porte avant tout vers la première hypothèse. Il nous jette dans les bras de la droite extrême. Surtout si le « tous pareils » finit par conforter l’idée qu’il n’y a plus de différence majeure entre les protagonistes attendus du second tour. Si Macron est à ce point « haïssable », pourquoi ne pas tenter Le Pen ? Elle, au moins, n’est pas de la « caste »…

Dans les années trente, ce qui permit de conjurer la tentation fasciste ne fut pas l’exaltation du « classe contre classe », mais la conjonction de la lutte sociale, de l’espérance et du rassemblement politique. Ce ne furent ni les effets de muscles et les propos cavaliers, ni l’exaltation de la colère en elle-même et a fortiori de la haine, ni la simple convergence volontaire des combats existants, ni la simple incantation de l’union qui provoquèrent le sursaut, mais la désignation d’un avenir possible qui se condensa dans une formule simple, opposée aux simplismes du fascisme européen : « Le pain, la paix, la liberté ».

Macron et Le Pen, le « libéralisme autoritaire » et « l’illibéralisme » – comme on dit poliment aujourd’hui – ont pour eux d’être des récits cohérents de la manière dont on peut faire société. Ils ne sont pas nécessairement partagés par tous, mais ils nourrissent des dynamiques d’idées qui peuvent atteindre à la majorité, au moins partiellement. Il est alors inutile de se cacher que la gauche d’émancipation a sans nul doute des idées, voire des programmes, mais qu’elle n’est pas encore parvenue aux rivages de ce que l’on appellera, comme on veut, un projet, un récit, un imaginaire ou une utopie.

Ce qui divise la gauche, la rend inaudible et la voue aux minorités n’est pas d’abord la mauvaise volonté, les sous-entendus et les démesures d’egos, mais la carence qu’ont produite les tentatives ratées du XXe siècle. Les pousses ne manquent pas, qui nourrissent l’optimisme dans ce moment inquiétant ? Sans nul doute. Mais elles restent infirmes, si ne se trouvent pas le carburant qui fait des impulsions particulières une multitude en mouvement, ainsi que les formes politiques rassembleuses faisant de la multitude un peuple capable d’imposer sa souveraineté.

Plus que d’exclure, il faut vouloir rassembler, à la fois les catégories populaires et la gauche. Pour cela, il faut de l’ouverture et pas de la fermeture, de l’ambition émancipatrice et pas du recours au moindre mal, de la créativité et pas de la répétition. Dans tous les domaines.

Roger Martelli

Notes

[1Le sondage Elabe a été réalisé les 28 et 29 octobre derniers auprès de 1003 personnes ; celui de l’Ifop l’a été du 28 au 30 octobre, auprès de 1392 personnes.

[2Les candidatures retenues ne sont pas les mêmes à gauche : Elabe a testé une candidature Cazeneuve et n’a pas inclus un candidat communiste, ce qu’a fait l’Ifop. En revanche l’Ifop a proposé une candidature Faure et n’a pas retenu Cazeneuve.

[3La taille de l’échantillon et le haut niveau d’abstentions européennes obligent à prendre avec prudence, comme de simples tendances possibles, les données se référant à juin 2019.

Une réponse

  1. coiffet dit :

    Le 17 novembre approche, le mouvement des gilets jaunes se cherche, s’interroge, se structure et dans ce bouillonnement des espoirs naissent, d’autres s’affaiblissent mais ceux qui restent sont déterminés.

    La longue liste des revendications du début reste d’actualité mais deux d’entre elles marquent particulièrement ce « mouvement » le Partage des richesses et Sauver Notre Humanité face au dérèglement climatique.

    Quand l’opulence des oligarques, très souvent par le seul privilège de la naissance, imposent aux plus faibles toujours plus de sacrifices, les valeurs Humaines s’affaiblissent.

    Telles furent les raisons de la révolution française de 1789 qui mis fin au règne de l’Aristocratie.

    Mais qui se souvient 59 ans plus tard, de la proclamation, le 24 février 1848, au nom du peuple Français, du gouvernement provisoire issu de la révolution de 1848 ?

    « Un gouvernement rétrograde et oligarchique vient d’être renversé par l’héroïsme du peuple de Paris. »

    N’est ce pas là, la définition même que l’on pourrait donner à ce gouvernement Macroniste, fidèle protecteur de L’OLIGARCHIE, qui l’alimente avec la privatisation des biens communs (FDJ, ADP, Barrages Hydroélectriques et les Bus de la RATP) et la liste n’est probablement pas exhaustive.

    Jamais depuis la libération et le Conseil National de la Résistance de 1946 (il y a 73 ans) l’OLIGARCHIE n’a été aussi prospère, tous les acquis sociaux sont remis en cause, jamais le privilège de l’Argent n’a montré autant d’arrogance.

    Les 500 plus grosses fortunes de France ont vu leur patrimoine augmenté de +23% en 3ans.

    26 personnes, dont 2 français, détiennent autant de richesse que 50% de l’Humanité la plus pauvre.

    L’accumulation de ces richesses est le résultat, en majorité, de fortunes familiales héritées sur plusieurs générations.

    Pour mettre fin à cette OLIGARCHIE, la limitation de l’HERITAGE entre génération à une valeur MAXIMUM est une idée révolutionnaire qui reprend les idéaux de 1789.

    C’est pourquoi un débat a été ouvert en mai 2019 sur la ligne jaune « Comment fédérer le peuple contre l’OLIGARCHIE »

    Au fil des manifestations sur Paris depuis le 17 novembre 2018, une esquisse de projet a été affichée HERITAGE MAXIMUM = FIN de l’OLIGARCHIE.

    Ce projet doit être construit, débattu et partagé c’est pourquoi depuis début octobre chaque samedi le débat est ouvert sur les Ronds Points de Lanester et de Caudan dans le Morbihan.

    Dès discussions un fil directeur apparaît très clairement : L’HERITAGE est un sujet SENSIBLE.

    La proposition qui vise à introduire dans la réserve héréditaire les salariés des entreprises du défunt et à limiter le montant maximum d’Argent qu’un Citoyen peut percevoir sa vie durant au seul privilège de sa naissance est une idée neuve qui demande réflexion.

    La première qui apparaît est celle que pose l’entreprise comme partie prenante de la réserve héréditaire représentée par ses salariés.

    Une crainte apparaît celle de voir surgir l’Etat qui deviendrait de facto propriétaire donc une forme de nationalisation qui manifestement ne passe pas

    Cette vision Etatique est rejetée. Mais ce n’est pas cette vision qui est débattue.

    Si l’on devait apparenter une société acquise par ses salariés au titre de la réserve héréditaire, elle serait plutôt assimilée à une Scop pour les petites sociétés à parts sociales ou à une holding dont la part majoritaire des actions seraient détenue par les salariés pour les sociétés par actions.

    Dans la holding, les salariés agissent comme propriétaires et interviennent dans la répartition des investissements, des dividendes et des salaires pour assurer l’avenir de la société.

    Le salarié en fait partie dès son contrat d’embauche signé, il l’a quitte dès son départ en retraite.

    Sur ces bases la proposition est largement approuvée

    En revanche pour la partie HERITAGE MAXIMUM, la discussion est plus difficile pourquoi ?

    Parce que l’Héritage est toujours perçu par rapport à celui qui donne alors que cette proposition est vue du coté de celui qui reçoit.

    Ainsi il faut imaginer que chaque citoyen dès sa naissance ai un compte ouvert pour recevoir des sommes d’argent venant de sa famille, parents, grand parents, frères, sœurs etc…au titre de l’Héritage, ou de donation venant de citoyens extérieurs à la famille au titre de libéralités : le compte des donations et héritages reçus.

    Le montant total de ces sommes ne pourrait dépasser un montant maximum.

    Ainsi il sera mis fin, de façon équitable, à la domination de l’OLIGARCHIE, cette ARISTOCRATIE du XXIème siècle.

    Le montant maximum ainsi défini a été fixé par le rond point de Lanester à 25 années de salaire annuel minimum soit 456 350 euros (1er cas), le rond point de Caudan ayant fixé ce montant à 1 millions d’euros soit approximativement 55 ans de salaire annuel minimum (2ème cas).

    Les discussions se poursuivent, arriverons nous à fixer un même montant qui réponde à la forte demande de justice sociale et fiscale ?

    Reste à fixer le montant des libéralités. Dans le texte actuel le montant des libéralités est fixé au quart de la fortune lorsque le défunt à trois enfants, mais dès lors que les enfants ne peuvent percevoir plus que le montant maximum d’héritage, que fait on des grandes fortunes qui dépassent les 100 millions voir le milliard d’euros.

    La redistribution des richesses pourrait alors permettre de donner à chaque citoyen dès l’âge de 18 ans (âge à déterminer) un pécule en avance sur son compte des donations et héritages reçus ?

    En conclusions à la date du 4 novembre 2019

    1°) Unifier le montant maximum de l’héritage

    2°) Définir le montant maximum des libéralités

    3°) Déterminer le montant du pécule et l’âge de versement au titre de la redistribution des richesses.

    Prochaine réunion sur le rond point de Caudan (ère de covoiturage) le samedi 9 novembre à 17h

    Ci dessous une photo trouvée sur internet un bon résumé : MACRON n’oublie pas 1789

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