Pot-pourri de Georges Didi-Huberman

Quelques passages de Georges Didi-Huberman
Passer, quoi qu’il en coûte, de Georges Didi-Huberman
Sur les 185 espèces de primates subsistantes, seul l’homme a un comportement migrateur. Homo sapiens n’est autre, pour finir, qu’un remarquable homo migrans. Vouloir l’oublier – le refouler, le haïr – c’est simplement s’enfermer dans les remparts de la crétinisation. Mieux vaut entendre la leçon de  » ceux qui savent encore être en mouvement ».

Des Lucioles de Georges Didi-Huberman
Et nous devons nous-même devenir des lucioles, former une communauté du désir, une communauté de lueurs émises, de danses malgré tout, de pensées à transmettre.Passer, quoi qu’il en coûte de Georges Didi-Huberman
L’autochtonie que vise, aujourd’hui, l’emploi paranoïaque du mot « identité », n’existe tout simplement pas, et c’est pourquoi toute nation, toute région, toute ville ou tout village sont habités de peuples au plu- riel, de peuples qui coexistent, qui cohabitent, et jamais d’«un peuple» autoproclamé dans son fantasme de « pure ascendance ». Personne en Europe n’est « pur » de quoi que ce soit – comme les nazis en ont rêvé, comme en rêvent aujourd’hui les nouveaux fascistes –, et si nous l’étions par le maléfice de quelque parfaite endogamie pendant des siècles, nous serions à coup sûr génétiquement malades, c’est-à-dire « dégénérés »

Survivance des lucioles de Georges Didi-Huberman
Mais une chose est de désigner la machine totalitaire, une autre de lui accorder si vite une victoire définitive et sans partage. Le monde est-il aussi totalement asservi que l’ont rêvé – que le projettent, le programment et veulent nous l’imposer – nos actuels « conseillers perfides » ?
Le postuler, c’est justement donner créance à ce que leur machine veut nous faire croire. (…). C’est donc ne pas voir l’espace, fût-il interstitiel, intermittent, nomade, improbablement situé, des ouvertures, des possibles, des lueurs, des malgré tout.

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