Elsa Faucillon a lu Ecole, de Laurence de Cock

Explorer le mot Ecole, c’est la belle proposition faite à Laurence de Cock par la jeune maison d’édition Anamosa pour sa nouvelle collection « le mot est faible ». Dans un texte tonique et étayé, la prof de lycée ne tourne pas autour du pot, elle dynamise les enjeux de la démocratisation scolaire, cette ambition lâchée en chemin par le Ministre Blanquer, elle dissèque les inégalités à l’oeuvre, déconstruit le mythe méritocratique, examine les modèles pédagogiques… A l’heure de Parcoursup, de la loi Blanquer, de la réforme du Bac… ça remet les idées en place !

Un texte aussi qui bouscule nos pratiques, ou plutôt l’écart entre nos actes et nos discours comme militants et parents. Le procédé pour cela est percutant, drôle aussi, 5 profils de familles, chaque lecteur s’y cherche ou plutôt aimerait ne pas trop s’y retrouver. L’honnêteté pousse pourtant à se retrouver dans l’un ou plusieurs d’entre eux. Défendre l’école publique c’est décidément aussi la vivre, non ?

Donner force au mot Ecole aujourd’hui c’est assurément pour Laurence de Cock mener le combat pour une « école émancipatrice c’est à dire qui assume que son rôle n’est pas de préparer les enfants au monde d’aujourd’hui mais de les aider à jouer un rôle dans le changement du monde ».

L’alerte que fait retentir la professeure dans cet essai s’adresse évidement aux enseignants et aux parents, elle devrait aussi résonner côté politique, à gauche, car assurément l’école est un mot fort !

Elsa Faucillon

2 réponses

  1. olmedo dit :

    je lirais bien cet essais,car l’école m’a conduite à devenir une « moins que rien »,j’exagère…mère de famille,je souhaiterais que mon fils puisse s’y épanouir à l’instant présent qu’il vit,en construisant à partir du passé des autres retransmittant une sagesse pleine d’équilibre(au possible),son avenir le plus rayonnant auquel il puisse prétendre en tant qu’individualité perfectible, dans sa positivité propre, à son identité intrinsèque(construire un adulte qui veux ce qu’il fait vraiment…!!!)moi… l’élite m’a conduite à la détresse,dans un stresse très destructeur moralement,bien que j’ai du goût pour tout ce qui est le monde des sciences et des idées, ma préférence se portant vers la littérature et toutes les perles culturelles dont l’humanité laisse une trace dans une réalité orale.. les mots…qui se partagent avec le goût de ceux qui les possèdent dans un pays….construit un élève et son rapport complexe avec une politique(vie de la cité),et la bourgeoisie….les mauvaises notes ne sont pas anodines,de temps à autres dans la selection d’un professorat ne comprenant guère le monde « ouvrier » qui se coltine le bonnet d’âne….je ne suis pas fille d’ouvrière,à proprement parler et mon frère est prof d’histoire(il est plus jeune de dix ans au moins….)…..mais le marquage au fer,psychologiquement,d’un prix d’excellance déconnecté des batailles humains,est pour moi très affligeant…….je suis une étudiante à vie maintenant….si je n’ai pu rendre certain devoir,c’est qu’une génération n’a pas su me parler honnêtement des choses de la vie, tout en m’expliquant la galère des 3 millions de chomeurs de l’époque…je suis un peu déconnectée de la réalité,de jeune instites ont réussit…donc à vrai dire c’est pour parler que j’écris……parlementer si on veut à travers l’echec à la sorbonne,cette institution m’impressionnait trop……je demaure un peu une « frédérique moraux »de l’eéducation sentimentale femme…car en fait,une démocratie sans sentiments humains n’est qu’une pierre creuse qui raisonne l’écho d’un peuple….puis la méritacratie…c’est une notion qui s’évalue selon bien des paramètres dont les critères doivent être fixé avec honnêté,en individualisant un élève et stimulant un désir,cela est très difficil…j’ai appris plutart,le plaisir de faire des commentaires composées….maintenant je suis accros mais je n’ai point de profs pour me lire…….

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