Fédération du peuple : chiche !

J’ai lu avec attention la longue interview donnée par Jean-Luc Mélenchon au quotidien Libération. En exergue, une proposition nouvelle du leader a sonné comme un bougé stratégique : Jean-Luc Mélenchon met en débat la création d’une Fédération populaire que la France Insoumise pourrait proposer au lendemain des élections européennes. Il s’adresse au peuple et aux autres forces de gauche, si l’on suit le fil des questions de Laurent Joffrin et des réponses de Jean-Luc Mélenchon.

Tout le monde perçoit bien le problème : une gauche autour de 30 % et dispersée, cela ne fait pas le compte pour rassembler le peuple et ouvrir une perspective de changement social et écologiste. Il faut donc recomposer, mais comment ?

Je suis totalement favorable à l’idée de franchir une nouvelle étape de rassemblement après les élections européennes. Nous le devons pour faire grandir l’espoir d’une alternative politique émancipatrice. Après la chute du PCF, l’effondrement du PS traduit une atomisation profonde du champ politique à gauche. Les partis issus du mouvement ouvrier, qui ont structuré la gauche au XXe siècle, ne sont plus des outils populaires suffisants pour penser et agir aujourd’hui. Il faut donc faire du neuf, sur le fond et sur la forme. Avec la conviction qu’à l’échelle de l’histoire, cette entreprise de refondation ne peut se mettre en œuvre en deux coups de cuillères à pot. Je pense qu’il est raisonnable d’assumer en la matière un peu d’humilité.

Sur ces décombres, c’est bien la France Insoumise qui a fait irruption avec les 19,5% obtenus par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Dans un champ de ruines, dont le PS porte la dernière responsabilité avec l’ère Hollande, la FI est apparue comme un mouvement neuf. Mélenchon candidat ne considérait pas le mot gauche comme un sésame, à raison, mais sut alors énoncer une proposition et faire vivre un profil politique à la fois moderne et ancré dans cette tradition émancipatrice.

Pour comprendre ce qui peut nous propulser demain, il faut déjà comprendre ce qui a fonctionné en 2017. Jean-Luc Mélenchon a réussi à faire le plein des voix de la gauche radicale, ravivant les anciens bastions communistes, tout en attirant un électorat plus modéré, notamment de centres urbains, de nombreux déçus du PS. Cette martingale n’était pas acquise, elle méritait d’être consolidée. Par la suite, « le bruit et la fureur », aussi poétique soit la formule, n’a semble-t-il pas permis de maintenir l’attractivité de la FI auprès d’une partie de ses électeurs sans pour autant attirer un nouvel électorat. La FI se situe aujourd’hui dans les différentes enquêtes d’opinion en-dessous des 10%. On peut toujours discuter le travail des sondeurs mais difficilement contester le fait que la FI n’a pas connu l’ascension irrésistible que l’on aurait pu espérer, même si la FI reste pour l’heure en tête à gauche, ce qui lui donne en effet des responsabilités, comme le rappelle à juste titre Jean-Luc Mélenchon dans l’interview de Libération – et la FI peut bien sûr hisser plus haut que prévu son score avec Manon Aubry le 26 mai.

Il me semble que le chemin de l’espérance peut s’ouvrir si l’on retrouve, pour commencer, ce qui a fait la force de la campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017. Je suis également convaincue que le rassemblement que nous avons à construire ne peut advenir qu’à la condition d’assumer pleinement le pluralisme et de penser un fonctionnement démocratique qui ne soit pas le copié-collé des mécaniques pyramidales des partis du XXe siècle. Si le fonctionnement des partis d’hier ne doit pas être reproduit, il faut tout de même inventer des modalités démocratiques, sans lesquelles toute organisation risque de péricliter. En période de campagne électorale, un mouvement se doit de faire corps et d’agir sans avoir le nez rivé sur ce qui divise ou fait problème. Mais le reste du temps doit être celui de la consolidation d’un collectif qui est forcément traversé de nuances, de débats voire de conflits. Imaginer les médiations pour y faire face me paraît indispensable si l’on veut mettre en action durablement une force militante et ajuster sans cesse les options stratégiques et programmatiques. Le pluralisme et la démocratie ne sont pas que des cadres institutionnels, ils sont aussi des éléments de culture politique sans lesquels on ne peut agréger dans la durée, et donc gagner.

Pour être concrète, je veux dire un mot de l’idée que je me fais d’une éventuelle Fédération populaire. Dans feu le Front de Gauche, je me suis battue pour des adhésions individuelles, en vain. Au sein de la FI, je me suis à plusieurs reprises exprimée en faveur d’instances qui permettent d’inclure la pluralité politique et de mieux identifier les modalités de la prise de décision. Un mouvement politique peut-il sérieusement assumer de ne pas avoir de direction ? Je ne le crois pas, même si je plaide pour une direction polycentrique et non pyramidale, dans laquelle il pourrait y avoir différentes légitimités directionnelles et non une seule au sommet. La démocratie, dans le mouvement politique comme dans la société, ne peut se passer de médiations. Le PCF a payé cher la tentation de l’hégémonisme et un fonctionnement qui contredisait le parti pris démocratique du projet. Nous pouvons apprendre d’erreurs passées.

Ainsi j’imagine que la Fédération populaire dont nous avons besoin permettrait une implication individuelle, c’est-à-dire une adhésion directe possible pour chacune et chacun au tout que représenterait ce grand mouvement. Cette Fédération permettrait également aux différentes sensibilités politiques, sociales, citoyennes, culturelles d’y avoir leur place en tant que tel. Il faut associer et non vassaliser. Toute logique hégémonique débouche sur une perte d’impact dans la société parce que l’émetteur devient trop homogène. La tentation d’une centralité dominante se traduit aussi par un moins-disant sur le terrain de la réflexion collective car le pluralisme est une richesse, dans la mesure bien sûr où elle ne contrarie pas fondamentalement la cohérence d’ensemble.

Je reprends ici la formulation de Fédération populaire mais je la sais ambigüe. En effet, il est important de ne pas confondre le rassemblement à vocation majoritaire, ce qu’ont été le Front populaire et l’Union de la gauche en leur temps, et la force politique capable d’impulser cette dynamique. La confusion pourrait laisser entendre qu’il suffirait d’une seule force pour gagner la majorité, comme si une composante pouvait à elle seule représenter toute la gauche et le peuple.

Nous savons que le travail de reformulation d’un projet social et écologiste n’est pas abouti puisque nous n’avons pas encore gagné dans les têtes, dans la rue, dans les urnes. Pour mener ce travail, qui est en cours et qui ne part pas de rien, je suis convaincue qu’il faut ouvrir largement les portes et les fenêtres, sans arrogance ni mépris, avec convictions et recherche de cohérences nouvelles.

Clémentine Autain 

14 réponses

  1. Jean-Pierre Alexandre dit :

    Cette contribution personnelle que j’ai lue attentivement pourrait être l’ouverture d’un débat. J’en approuve certaines propositions comme les adhésions individuelles (sinon je suis hors-jeu… avec tant d’autres). Il faudra prendre le temps (comme pour restaurer tel monument mal en point) de nous ajuster en allant au fin fond des problèmes. Pour ma part il n’est pas (plus ?) question que je me « rallie ». Je veux, à ma modeste dimension, être partie prenante de l’élaboration collective à venir. J’imagine qu’en filigrane vous devinez où se situent encore mes réticences inquiètes. Ne les balayez pas, parlons en clairement. Amitiés.

  2. Pinault dit :

    Très sensible au propos pesé au millimètre de Clémentine Autain, je suggère cependant qu’un début d’analyse franche des raisons pour lesquelles « « le bruit et la fureur », n’a semble-t-il pas permis de maintenir l’attractivité de la FI » après la campagne présidentielle est nécessaire. Aussi indispensable serait la critique de certains marqueurs décisifs de la FI ; par exemple, pourquoi, alors que tout montre qu’on avait cru pouvoir arriver au second tour a-t-on négligé cette condition décisive, celle d’un ralliement immédiat de la « gauche socialiste » (et donc, pourquoi ce scandale insurmonté du non-désistement de Hamon après une incompréhensible rencontre secrète avec Mélenchon) ; par exemple encore, pourquoi tant de « départs » ou « disparitions » d’individus représentatifs de sensibilités précieuses et indispensables, jalonnent chaque étape de cette histoire au détriment du pluralisme rassemblé que devrait incarner la FI ; et encore, pourquoi le « leader » évoqué par Clémentine peut-il (appar)être à la fois si rassembleur (et souvent si chaleureusement « humain ») et si clivant et peu apte au compromis qui permet d’avancer ?
    Nous observons et chaque citoyen, même peu au fait de la vie politique au quotidien, observe qu’en Jean-Luc Mélenchon le mouvement citoyen pour changer l’état des choses dispose d’un puissant incubateur d’idées, d’un solide organisateur et d’un incomparable médiateur dont le rôle a été (et sera) essentiel s ; mais dans le même temps, celui qui a porté la FI à un score inespéré en 2017 symbolise désormais les limites atteintes et apparaît comme « grillé » par la conflictualité générée dans les batailles passées. On peut penser que Jean-Luc a lui-même analysé cela et que c’est aussi ce qu’il dit, en creux, par sa proposition de « fédération populaire » (mûrie depuis au moins un an si on se rappelle de propositions antérieures) qui ouvre, ni plus ni moins, la perspective du dépassement de la FI et de la refondation de la place et l’image de son principal dirigeant. Si telle est la conviction à laquelle Jean-Luc Mélenchon est arrivé (celle-ci ne pouvant être exposée dans cette forme qui serait contre productive), nous avons toutes les raisons de penser avec optimisme aux batailles à venir.
    L’Avenir en commun porté par « le bruit et la fureur » et les Insoumis, tels sont les acquis inestimables que JLM aura incarnés ; en définissant les grandes lignes du mouvement vers une « fédération populaire », il indique qu’il renonce – si tant est qu’il ait pu y songer – à toute prétention à représenter à lui seul le mouvement populaire et citoyen, il invite toutes celles et ceux qui se tiennent à distance, hésitent ou y ont renoncé à (re)prendre leur place (seuls ou en groupe, y compris comme organisations distinctes) et à exprimer leur sensibilité, et il montre qu’on peut, doit et devra encore compter avec lui.

  3. Bernard Clément dit :

    Une fédération populaire les mots changent et après! il n’y a pas si longtemps nous parlions de marée populaire et depuis , rien. L’idée est intéressante mais rien que le fait qu’elle soit proposée par un système qui à permis à Macron de décrocher le ponpon en 2017, cela laisse sceptique. Evidemment avec un Rn et une Lrem en pôle position il y a le feux dans les acquits sociaux et dans l’humanisme.
    Bien sur il y a urgence à bâtir une Gauche digne de ce nom mais pas avec des systèmes qui nous ont emmené dans le mur où chacun reste droit dans ses bottes alors qu’il connait pertinemment les dégâts sociaux que vont supportés les plus démunis. Le GJ ne sont pas arrivés sur les ronds points par hasard, en 2017 les fins de mois étaient déjà douloureuses pour les plus démunis!!
    Pour l’instant, je ne lis que quelques déclarations accrocheuses dans un cadre électorale, il serait temps que les élus sortent de leur bulle et se remette en cause face à la situation dramatique qui arrive en europe avec des extrémistes qui progressent à une vitesse grand V.
    Une refondation d’un mouvement populaire viendra de la base mais sans les partis actuels qui ont faillit.

  4. Jean-Pierre Alexandre dit :

    Pour ce qui est de cette « fédération populaire », j’attends des précisions sur sa structuration, sa démocratie interne, ses thématiques partagées, ses rapports aux organisations existantes.

  5. delagrange dit :

    Ce qui est terrible das l’analyse et les suggestions de Clémentine Autain est qu’elle défonce des portes ouvertes mais que la gauche transformatrice semble avoir oubliées et méprise encore. L’appellation à retenir est secondaire, l’important est bien d' »ouvrir largement les portes et les fenêtres, sans arrogance ni mépris, avec convictions et recherche de cohérences nouvelles. »

  6. Jean-Pierre Alexandre dit :

    La situation déplorable au sein de la gauche transformatrice (émiettement et concurrence interne) est clairement identifiée. Les réponses, en toute logique rationnelle, devraient donc venir aisément. Pourtant les blocages persistent malgré l’urgence. Les raisons se nichent sans doute dans les non-dits, les intentions inavouées, les héritages collants, les préjugés refoulés. Rien ne se fera si la clarté et la loyauté des intentions ne se manifeste pas, ne se formule pas. Autrement dit même un programme partagé ne suffira pas, il faut une volonté commune de travailler ensemble. Que chaque courant y veille pour lui-même.

  7. Je trouve évidement l’analyse de Clémentine Autain assez saine et objective. Début novembre, j’ai été intéressée par l »apparition de Place Publique, qui là aussi voulait apporter une nouvelle organisation à gauche. Des fondateurs comme Claire Nouvian, Thomas Porcher et Jo Spiegel (j’habite dans le Haut-Rhin !), ça me parlait positivement. Mais là non plus, pas de véritable rassemblement à gauche, ni avec les verts. Dommage.
    Puis est apparu Le Fil Des Communs. OK, là aussi, tout est pertinent. Mais comment faire pour impulser une réelle force large ? Car, dans tous ces mouvements, avec des idées auxquelles je crois, nous sommes tous « entre nous », des convaincus !

  8. Dominique FILIPPI-CODACCIONI dit :

    Je souscris au contenu de l’analyse de Clémentine Autain et à celle des autres intervenants. Ce qui me surprend , c’est qu’il ait fallu deux années après le score inespéré et personnel de JLM pour ébaucher les conséquences à en tirer politiquement. Deux années de dégringolade alors que pour la première fois se trouvait réunis l’électorat populaire traditionnel des bastions du PCF de la grande époque et le basculement du tiers de l’électorat PS traditionnel tant à Paris que dans un département rural et socialiste de tradition comme les Landes. Signal clair que le temps du bruit et de la fureur devait laisser la place au temps des compromis politiques, culturels et idéologiques sans lesquels la victoire par le rassemblement est impossible.

    Nous avons laissé entendre – volontairement ou pas – par notre comportement que nous nous sentions assez forts pour créer – la dynamique générée par la présidentielle aidant – un rapport de force tel qu’il entrainerait, à plus ou moins long terme ,une adhésion majoritaire à l’AEC, programme tenant lieu de sésame rassembleur…occultant par cette confusion intellectuelle l’immense difficulté à passer du programme au projet. De cette faute politique a découlé une cascade d’erreurs dès le soir du premier tour en donnant le flanc au symétrique macroniste de l’ avons donné l’impression d’être toute la gauche. Puis ont suivi les erreurs de la précipitation tactique de la « marée humaine » ,les mots malheureux exacts mais blessants pour un électorat de fraiche date profondément marqué par le réformisme, le soutien sans nuances apporté à Maduro, pain béni pour les faiseurs d’amalgame, enfin le désastre des perquisitions en terme d’image. En toile de fond de toutes ces erreurs,une direction politique autoproclamée à la tête d’une base réduite très vite à groupe militant …

    La conséquence se lit ou plutôt va se lire dans les désillusions actuelles et futures…La proposition de fédération républicaine aurait du être faite dàs le soir du premier tour et pas lorsque le navire prend l’eau…Nous ne sommes pas crédibles pour nos interlocuteurs car nous ne sommes pas clairs au moment où LFI a perdu sa centralité d’un moment…nous ne sommes pas crédibles sur notre désir de respecter les autres sensibilités vouées aux gémonies à longueur de mois depuis deux ans…alors qu’en interne les départs ou les simples dissonances se multiplient. Voilà où mènent les avatars du populisme de gauche autre nom du neotrotskisme .

    La fédération du peuple ne peut passer que par une remise à plat de toute la représentation politique de gauche : celle ci ne peut que passer à terme par le renoncement de toutes les formations actuelles de la gauche à être centrales les unes par rapport aux autres. Le peuple ne se fédèrera qu’à cette condition.

  9. Dominique FILIPPI-CODACCIONI dit :

    Lire « Nous avons donné l’impression d’être toute la gauche ».

  10. deroide dit :

    Hélas, l’arrogance est bien partagée : d’un côté Macron envers le monde du travail et de l’autre Mélenchon envers ses alliés potentiels.
    JLM se rêve en « chef de meute » tel Mitterrand dont il est quasiment le dernier laudateur…
    Par ailleurs, les députés LFI doivent tout à Mélenchon ( C.Autain comme les autres, de plus elle s’est toujours servie du PCF comme marche pied )… Ils sont dans une situation d’allégeance dont ils ne sont pas prêts de s’affranchir…
    Il n’est pas donc évident que les perspectives se situent du côté de LFI…
    Affaire à suivre

  11. Jean-Pierre Alexandre dit :

    Une remarque : cette tribune (bienvenue) n’est, pour le moment, qu’une juxtaposition d’expressions parallèles qui jamais ne se croisent ni se métissent. Comment dépasser cela qui, au fond, est assez traditionnel ? A défaut de mieux : j’espère !

    • Dominique FILIPPI-CODACCIONI dit :

      Le dépassement prendra du temps. Arretons déjà de nous injurier en voyant derrière toute critique…un ennemi…çà rappelle le pcf des années 50….

      • Jean-Pierre Alexandre dit :

        On ne peut qu’être d’accord. Pour ce qui me concerne mon post se voulait constructif. J’espère avoir été compris. Tournons-nous vers ce qui est à inventer ensemble… et qui, à mon sens n’apparaît pas encore clairement, nulle part en ce qui concerne les organisations. C’est pourquoi je suis favorable à une formule qui accepterait, aussi, les sans domicile politique comme moi. Prendre son temps ? Il y a urgence. Il faut un temps,certes,… un temps raisonnable. qui nous permette d’être là, en force, au moment de la crise à venir… sous peu.

  12. Claude Barrouil dit :

    Nous rêvons dans ce Fil des Communs d’une introuvable union des organisations de gauche, ‘Fédération du Peuple’, pourquoi pas… Sans doute des comportements de personnes et d’appareils on une certaine part de responsabilité dans cet échec, mais il me semble que, plus grave, l’accord à atteindre n’existe pas si l’on donne bien au mot ‘gauche’ le sens qu’il doit avoir.
    Je lis dans un des commentaires précédents que devrait venir « …le temps des compromis politiques, culturels et idéologiques sans lesquels la victoire par le rassemblement est impossible. ». Faut-il aller jusqu’à accepter le régime capitaliste et sa gouvernance libérale en se promettant, promis-juré-craché, de les réformer ? Je n’en suis pas, je me retrouve dans « L’Humain d’Abord », puis dans « L’Avenir En Commun » avec son plan A / plan B. Et là il faut bien constater que les partenaires ‘de gauche’ que l’on compte dans le plafond de verre à 30 % sont divisés sur le fond : réformiste ou pas. De là l’unité est introuvable.
    Nous ne convaincrons pas nos ‘partenaires’ réformistes et il faut renoncer aux compromis minables, nous y perdrions notre âme. Sans doute faut-il nous tourner vers ‘le peuple’ qui ne vote pas, ou qui revendique, à courte vue, un RIC ou un coup de pouce au SMIC, nous tourner vers le peuple pour faire de l’éducation politique populaire. Un travail de longue haleine. La prise de conscience de la catastrophe écologique aidera.

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